Au lendemain de l’action du 19 mai, un communiqué intersyndical nous a été proposé envisageant un rassemblement au jour du CNEA et le blocage des centres de corrections d’examens.
Pour sa part, le SFOERTA, avait fait la proposition dès le mois d’avril d’une manifestation nationale d’ampleur à Paris et de mettre en question la grève jusqu’à satisfaction de nos
revendications.
Nous avons alors choisi de soutenir et de participer au rassemblement du 11 juin, mais non pas le blocage des centres de corrections, considérant une telle décision comme trop lourde de
conséquences.
Nous pensons que ces actions « coup d’éclat », pénalisent les élèves et sont néfastes pour l’enseignement agricole public, et n’offrent aucune chance de succès dans la satisfaction de nos
revendications que seule une action nationale d’ampleur peut permettre.
En cela, le SFOERTA rejoint la proposition de la confédération Force Ouvrière d’une grève franche interprofessionnelle qui pourrait permettre de changer la situation.
Lors d’une audition intersyndicale au sénat le 3 juin, le SFOERTA a demandé
Restitution de tous les postes supprimés,
Interdiction de tout licenciement d’ACEN
Maintien de la DGH
Ces demandes s’inscrivent dans les revendications du SFOERTA qui exigent :
o Le maintien de toutes les options
o Le Refus fermetures de classes, de sites, d’établissements
o Le refus des seuils de recrutement des élèves
o Le respect des statuts des personnels dont les 1/3 temps (ESC, TIM), l’UNSS…
Par ailleurs, malgré sa mise en place « à la hussarde », nous poursuivons la lutte contre la réforme de la voie professionnelle dont l’objectif n’est nullement pédagogique mais ne répond qu’à une
préoccupation comptable, détruisant à la fois les postes et les formations aux dépends des élèves.
Dans l’immédiat, nous proposons à tous nos délégués d’envoyer aux élus et parlementaires de leur région une lettre dénonçant les attaques permanentes contre l’enseignement agricole public, leur
demandant également d’intervenir auprès du premier ministre et du ministre de l’agriculture afin que cesse ce véritable jeu de massacre.
Enfin, une rencontre de l’ensemble des organisations syndicales du Ministère de l’agriculture se tiendra le 23 juin afin d’envisager une action unitaire dès la rentrée scolaire.
Fait le 19 juin 2009
Par Anne Lambert
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Publié dans : sfoerta-auvergne
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