Après la réussite incontestable de la journée interprofessionnelle de grève et de manifestations du 19 mars, les syndicats (FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA) ont décidé
vendredi 20 mars d’inscrire l' «unité» d’action dans la «durée» pour faire plier les positions du gouvernement et du patronat.
«Face aux intransigeances gouvernementale et patronale, les organisations syndicales décident, sur la base de leur déclaration (…) du 5 janvier, de rechercher les modalités les plus adaptées pour
donner encore plus d’efficacité aux prochaines mobilisations», indique un communiqué commun diffusé en fin de matinée à l’issue d’une intersyndicale. Différentes options possibles ayant été mises
«en débat», les huit organisations ont annoncé qu’elles se retrouveront le 30 mars pour arrêter leur décision sur la manière de prolonger la mobilisation entamée le 29 janvier. Ces quelques jours
de réflexion doivent permettre également de tenir compte des souhaits exprimés par plusieurs syndicats de consulter en amont leurs instances. Si la confédération FO n'a exclu a priori
aucune hypothèse, elle a fait valoir qu’elle n’était pas favorable aux journées nationales à répétition (« saute-mouton ») dans la mesure où cela ne conduirait qu’à affaiblir le rapport de
force actuel des salariés.
Pour autant, le gouvernement et le patronat ne perdent rien pour attendre puisque les huit organisations ont réaffirmé haut et fort «leur détermination à soutenir de toutes les manières possibles
les salariés avec leurs syndicats engagés dans des actions» dans les entreprises, avant d’appeler, leurs structures à «amplifier» les différentes mobilisations et initiatives décidées localement.
En clair, il n’est pire sourd que ceux qui veulent pas entendre.
Par Anne Lambert
-
Publié dans : sfoerta-auvergne
1
-
Recommander