Lundi 6 juillet 2009
Jeudi 2 juillet, sur son invitation, une délégation Force Ouvrière (SFOERTA et SNIAE-FO) s’est rendue auprès du Ministre de l’agriculture pour une audience bi-latérale.
Dès l’entrée en matière, le Ministre a affirmé son désir de discuter avec les organisations syndicales afin d’améliorer la situation de l’enseignement agricole et son souhait de redonner à cet enseignement toute la fierté et l’efficacité qu’il mérite. Il a insisté sur son attachement à l’enseignement public agricole. Il a défendu les réformes en cours (voie professionnelle, mastérisation) et a considéré qu’elles étaient l’opportunité de re-dynamiser l’enseignement agricole et de lui redonner à son prestige passé.
Il a insisté sur son intransigeance quant à l’action de blocage des corrections affirmant que « les élèves n'ont pas à faire les frais des divergences entre les personnels et le ministère », et a annoncé la tenue d’assises de l’enseignement agricole en octobre 2009 dont « l'objectif serait d’établir un diagnostic des besoins, des moyens, des conséquences des réformes. Cela n'empêchera pas la discussion sur les ETP, mais permettra de la replacer dans un cadre plus général. Ceci est essentiel pour l'enseignement agricole». Le ministre a reconnu avoir de sérieuses difficultés avec l'enseignement agricole qui « est en paupérisation lente car on a laissé couler les choses en se disant que le malade va mourir en se taisant». C'est la première fois qu'un ministre formule aussi clairement la stratégie de ses prédécesseurs que les syndicats avaient eux bien analysée.
Le SFOERTA a rappelé son attachement à l’enseignement agricole public, au sein du Ministère de l’agriculture, puis a dénoncé les attaques que subit cet enseignement depuis de trop nombreuses années, insistant particulièrement sur les suppressions de postes, classes, voire établissements.
Sur la question de la réforme de la voie professionnelle, le SFOERTA n’a pas manqué de signaler que le cursus en 4 ans avait fait de très belles preuves de réussite, qu’il dénonçait la mise en place du cursus en 3 ans. Enfin il a souligné qu’il n’était nullement satisfait par le BEPA dit « rénové ».
Sur la question de la mastérisation, le SFOERTA a indiqué qu’il est totalement opposé à cette réforme. Il s’est dit amer de n’avoir été entendu sur des propositions qu’il avait cependant avancées dans l’intérêt des nombreux agents non titulaires, en particulier sur l’allongement de la période transitoire.
Le SNIAE a soulevé la situation catastrophique dans laquelle se trouve les établissements pour la rentrée 2009, insistant sur la double pression : contingentement sur les effectifs (plafonds de recrutement des élèves) d’un côté, et restriction drastique des moyens en personnels de l’autre. Il a aussi insisté sur le nécessaire travail à réaliser sur les ingénieurs en établissement.
La délégation Force Ouvrière a dénoncé la présence des forces de l'ordre lors de l’action de blocage des centres de corrections d’examen et a demandé un signe fort pour débloquer la situation et lever l'inquiétude sur la rentrée. Elle a revendiqué notamment :
 L’assouplissement du système des plafonds de recrutement des élèves,
 Le ré-emploi de tous les ACEN et la transformation des 90 000 heures supplémentaires en postes,
 Que soit portée une attention particulière à la situation des personnels administratifs et de santé.
Le Ministre a affirmé qu’un signe fort serait donné durant l’été, mais qu’il refusait de rentrer dans une logique de «donnant-donnant» ; qu’avant toute chose, les résultats aux examens devaient être proclamés. Il a précisé, que tout serait fait pour que l’enseignement agricole public dispose des enseignants dont il a besoin, mais qu’il ne pourra échapper au re-calibrage qui touchera tous les ministères.
Force Ouvrière prend acte de l’intérêt que nous dit porter le Ministre à l’enseignement public agricole. Mais cela doit se traduire par la satisfaction des revendications urgentes pour la rentrée scolaire.

Paris, le 3 juillet 2009
Par Anne Lambert - Publié dans : sfoerta-auvergne
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Jeudi 25 juin 2009
Au lendemain de l’action du 19 mai, un communiqué intersyndical nous a été proposé envisageant un rassemblement au jour du CNEA et le blocage des centres de corrections d’examens.
Pour sa part, le SFOERTA, avait fait la proposition dès le mois d’avril d’une manifestation nationale d’ampleur à Paris et de mettre en question la grève jusqu’à satisfaction de nos revendications.
Nous avons alors choisi de soutenir et de participer au rassemblement du 11 juin, mais non pas le blocage des centres de corrections, considérant une telle décision comme trop lourde de conséquences.
Nous pensons que ces actions « coup d’éclat », pénalisent les élèves et sont néfastes pour l’enseignement agricole public, et n’offrent aucune chance de succès dans la satisfaction de nos revendications que seule une action nationale d’ampleur peut permettre.
En cela, le SFOERTA rejoint la proposition de la confédération Force Ouvrière d’une grève franche interprofessionnelle qui pourrait permettre de changer la situation.

Lors d’une audition intersyndicale au sénat le 3 juin, le SFOERTA a demandé

 Restitution de tous les postes supprimés,
 Interdiction de tout licenciement d’ACEN
 Maintien de la DGH

Ces demandes s’inscrivent dans les revendications du SFOERTA qui exigent :
o Le maintien de toutes les options
o Le Refus fermetures de classes, de sites, d’établissements
o Le refus des seuils de recrutement des élèves
o Le respect des statuts des personnels dont les 1/3 temps (ESC, TIM), l’UNSS…

Par ailleurs, malgré sa mise en place « à la hussarde », nous poursuivons la lutte contre la réforme de la voie professionnelle dont l’objectif n’est nullement pédagogique mais ne répond qu’à une préoccupation comptable, détruisant à la fois les postes et les formations aux dépends des élèves.

Dans l’immédiat, nous proposons à tous nos délégués d’envoyer aux élus et parlementaires de leur région une lettre dénonçant les attaques permanentes contre l’enseignement agricole public, leur demandant également d’intervenir auprès du premier ministre et du ministre de l’agriculture afin que cesse ce véritable jeu de massacre.

Enfin, une rencontre de l’ensemble des organisations syndicales du Ministère de l’agriculture se tiendra le 23 juin afin d’envisager une action unitaire dès la rentrée scolaire.


Fait le 19 juin 2009
Par Anne Lambert - Publié dans : sfoerta-auvergne
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Mercredi 10 juin 2009
Le 5 juin se tenait le CTPR de fin d’année scolaire à Marmilhat. Encore une fois, nous avons été confrontés à l’incurie de l’administration.
En effet, le PV de la réunion précédente ne nous a été fourni que le jour même ainsi que le tableau des suppressions de postes dans la région pour la rentrée prochaine, si synthétique qu’il en était inexploitable. Le SRFD a argué qu’il leur était «impossible de donner plus de détails puisque cela entrait dans le dialogue de gestion en cours avec les établissements».
Le discours est toujours le même : «c’est trop tôt»… mais ne sommes-nous pas à deux mois de la rentrée ? n’aurons-nous de certitudes que le 1er septembre ? ne serait-ce pas une tactique pour empêcher les organisations syndicales de travailler et de bloquer les licenciements ?
Pour ce qui est des fermetures, gels de classes voire de véritables menaces sur certains sites, pas plus de réponses, et d’avancer «qu’il est trop tôt pour avoir une vision réelle du recrutement pour la rentrée»…
Quant aux CFA-CFPPA, une photographie de l’année 2008 nous a été proposée, mais il leur est impossible d’établir un ratio des heures faites au cours du premier semestre 2009… comment se portent-ils à mi-parcours ?… parions que nous l’apprendrons… dans un an…
Devant la colère des représentants syndicaux, le DRAF, magnanime, propose de se retrouver… le 15 juillet ! ! ! Comme c’est dommage… ce sont les vacances…
Peut-on espérer un envoi électronique des documents ?… pas sûr ! ! !
Deux heures de trajet, deux heures de réunion… pour rien ! ! !
Ces instances sont dites « paritaires », ces dernières années nous ne sommes même plus appelés à voter. Et maintenant, on se moque de nous.
Combien de temps devrons-nous encore subir un tel mépris ?
Aujourd’hui, la colère l’emporte, mais une réflexion sérieuse est à mener sur notre participation à de telles pantalonnades !
Par Anne Lambert - Publié dans : sfoerta-auvergne
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Vendredi 29 mai 2009
A la demande conjointe de l’Intersyndicale SNETAP-FSU / SFOERTA et de l’Association des Parents d’élèves, une délégation a rencontré M GOGLINS- SRFD – Mme PERIER –Adjointe SRFD à Marmilhat pendant près d’1 h 30
Au cours de cet entretien, les points suivants ont été abordés : DGH, postes d’agents contractuels, dotation en personnels de laboratoire, poste d’économat.

1/ DGH
Le SRFD confirme que la DGH est bien affichée et calculée en baisse de 1600 h (dont 100 h ? pour réduction des seuils en STL) (voir détail par classe à l’affichage), mais indique qu’il faut considérer, du fait des annonces de M BARNIER, que les moyens attribués pour couvrir la DGH seront supérieurs aux besoins, grâce aux HSA
Ainsi, l’Etablissement est « autorisé », sans que le risque soit trop important, à dépasser les seuils dans certaines classes. Cela concerne en particulier le dédoublement d’une des deux classes de STL. Par contre, les dédoublements occasionnés par ces dépassements devront être assurés par des HSA. De fait, nous considérons qu’il y a un vrai chantage, car à la question « Et si les enseignants de souhaitent pas faire ces HSA ? » la réponse est : « dans ce cas, il faudra respecter les seuils » ! Ceci n’est pas sans conséquences sur les postes d’enseignants contractuels. (voir point 2)
Remarque : une hypothèse de dédoublement pour 17 ou 18 élèves n’a pas, c’est le moins qu’on puisse dire, les faveurs du SRFD ! Nous avons fortement contesté ce point.
Par ailleurs, il faut noter un soutien marqué à la filière S, et à un degré moindre au STL et la possibilité de prendre tous les candidats en BTS (si dossier recevable) : « on trouvera les moyens » dixit M GOGLINS
Nous avons aussi souligné que le seuil fixé à 24 pour la classe de 2nde PRO risquait fort d’être dépassé.
Nous pensons que tous les élèves souhaitant intégrer nos formations, et tous les élèves ajournés et qui souhaiteront redoubler, doivent être accueillis dans l’établissement

2/ Postes d’enseignants contractuels
Le problème des ½ postes supprimés en P/C et Zootechnie a été abordé. Nous avons demandé que ces postes soient maintenus.
Le SRFD nous a indiqué que dans le cadre du dialogue de gestion avec l’Etablissement, la suppression de ces 2 ½ temps n’avait pas amené de remarques particulières (« Fonctionnement jouable », à condition que le temps plein de zootechnie, initialement prévu lui aussi d’être supprimé, soit maintenu (ce qui est le cas))
De plus, l’argument du besoin en P/C basé sur le dédoublement en STL est balayé par le SRFD puisque selon lui seules les HSA pourront permettre de faire fonctionner le dédoublement.
En zootechnie, nous avons argumenté sur la base des besoins connus peu différents cette année la suppression du bepa jouant son rôle partir de 2010), et sur le dépassement probable du seuil de 24 en Snde PRO (ce que met en doute le SRFD)
Demande concernant le poste d’espagnol (il y a 6 heures à la vacation + 2heures sup : il y aurait de quoi créer un ½ poste) Mais pour le SRFD il s’agit d’une option comme le rugby ou le vélo même si c’est une LV1.
Toutefois nous n’avons que très peu d’espoir, puisqu’on se heurte ici à la politique nationale de réduction du nombre de postes. Seule une mobilisation nationale pourra permettre d’obtenir gain de cause.
(RAPPEL : pétition intersyndicale à la signature sur ce point .... 3 signatures à ce jour))
A noter : le SRFD annonce qu’il n’y aura pas de moyens de remplacement l’an prochain....

3/ Dotation en personnel de laboratoire
Après nous avoir indiqué qu’AURILLAC était une « quasi-exception française » avec ses 3 postes à la dotation, le SRFD a indiqué que ces 3 postes étaient maintenus, et que les 2 restés vacants seraient pourvus par 2 contractuels à 70 % (soit 2,4 ETP contre 2,5 cette année). Les raisons de la non publication au mouvement des titulaires du poste libéré par J LAMBERT restent floues.
Nous pensons que l’engagement collectif de tous les personnels concernés, et la demande intersyndicale appuyée par les parents ont fortement contribué à faire évoluer la situation
Nous avons enfin porté à la connaissance du SRFD, la demande de détachement d’une personne de l’Education Nationale. Selon lui, les détachements sont toujours de cas complexes, et bloqués souvent pour des raisons de dépassement de plafond d’emplois.
Il est impossible d’embaucher un technicien de laboratoire à 60% pour compléter du fait de la législation actuelle, chose que j’ignorais.

4/ Poste d’économat.
Nous avons à nouveau contesté la suppression de ce poste.
L’argumentation du SRFD est la suivante :
L’économat fait partie des compétences transférées aux Régions, en considérant que différents agents ont dans leurs attributions une petite partie des fonctions de l’Econome.
Nous avons opposé l’argument suivant : avec cette analyse, ou bien on considère que les agents qui héritent de ces missions passaient auparavant une partie de leur temps à ne rien faire, ou bien il faudra qu’ils réduisent ou supprime une partie de ce qu’ils faisaient.
Nous avons des informations contraires, obtenues de source syndicale, sur la place de l’Econome. Nous devons affiner notre analyse avant d’intervenir à nouveau.
A noter : nous avons encore entendu que l’Etablissement était toujours surdoté en personnels administratifs, avec la même argumenhtation.

Pour le SFOERTA, R. BONHOMME
Pour le SNETAP-FSU, D BALME           
Par Anne Lambert - Publié dans : sfoerta-auvergne
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Mardi 12 mai 2009
Catégorie A : 2 sièges vont au SNETAP-FSU et 1 siège pour le syndicat des vétérinaires
Catégories B et C : 1 siège pour le SNETAP-FSU, 1 siège pour FO et 1 siège pour Sud Rural

Ces résultats montrent la progression de FO dans la région Auvergne et nous permettront d'établir le rapport de force nécessaire. Que ce soit dans les instances paritaires ou dans les groupes de travail, Force Ouvrière se bat pied à pied sur tous les dossiers pour défendre les personnels et porter leurs légitimes revendications.
Aujourd'hui plus forts, nous continuons le combat pour défendre les intérêts de tous les salariés du Ministère de l'Agriculture.
Par Anne Lambert - Publié dans : sfoerta-auvergne
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